
Le tapis indien
Inde. Des ateliers moghols du XVIIᵉ siècle aux productions contemporaines d'Agra et de Bhadohi, une tradition de très grands formats.
- Inde
- Nœud asymétrique
- Laine, soie, coton
- 80 à 500 000 nœuds/m²
L'Inde noue depuis les ateliers moghols du XVIIᵉ siècle, avec un répertoire floral naturaliste très reconnaissable : fleurs identifiables botaniquement, disposées en rangées ou en semis, sur des fonds rouges ou ivoire.
Le XIXᵉ siècle a vu naître à Agra et Amritsar une production de très grands formats destinée aux palais et aux hôtels européens ; ce sont ces tapis, souvent de six à quarante mètres carrés, que l'on retrouve aujourd'hui dans les grandes pièces de réception.
La production contemporaine de Bhadohi, très large, va du tapis d'usage au tapis d'atelier fin.

Quatre repères
Le dessin
Floral naturaliste, fleurs reconnaissables, semis ou rangées.
Le format
Souvent très grand, ce qui est rare ailleurs.
La laine
Douce, parfois mêlée de soie sur les rehauts.
Le dos
Chaîne de coton, trame parfois double, dos souple.
Ce que cette famille demande
Trois vues du travail que ces pièces appellent le plus souvent.



Ce que cette famille demande
Entretenir, et savoir ce que cela vaut
Deux questions qui reviennent à chaque fois qu'une pièce de cette famille arrive à l'atelier.
L'entretien de cette famille
L'Inde produit à peu près tout : des tapis de laine noués de bonne facture, des tapis de soie, et beaucoup de pièces en viscose vendues comme « soie d'art » ou « bamboo silk ». Ce dernier point est le seul qui compte pour l'entretien. La viscose est une fibre de cellulose qui, mouillée, gonfle, blanchit, se raidit et ne revient pas. Un tapis en viscose ne se lave pas à l'eau, se détache très prudemment à sec, et se remplace plus qu'il ne se restaure. On l'identifie toujours avant d'agir.
Ce qui fait sa valeur
Sur le neuf, l'Inde offre le meilleur rapport densité-prix du marché, notamment sur les reproductions de Ziegler et d'Agra. Sur l'ancien, les Agra et les Amritsar de la fin du XIXᵉ sont des pièces recherchées, souvent de grand format, à laine remarquable. Les tapis en viscose, eux, n'ont aucune valeur de revente et se dégradent vite : c'est une dépense de décoration à horizon court, ce qu'il vaut mieux savoir au moment de l'achat.
Sur cette famille
Frottez une fibre humide entre les doigts : la viscose devient molle et casse. Elle est aussi beaucoup plus froide au toucher que la soie.
À sec et localement, oui, avec beaucoup de précautions. À l'eau, non — c'est le meilleur moyen de le perdre.
Oui, et les Agra du XIXᵉ comptent parmi les plus beaux tapis de grand format jamais produits.
Les autres familles
Faites d'abord établir le diagnostic
Il est gratuit, il n'engage à rien, et il vous dira exactement ce que votre tapis demande — y compris quand la réponse est « rien pour l'instant ».